Reprise, transmission d'entreprise

Lauréats du concours Reprendre & Réussir en Seine-et-Marne 2015

Trois entrepreneurs seine-et-marnais récompensés pour leurs reprises d’entreprises réussies !

 

Alors que plusieurs milliers d’entreprises vont devoir être transmises dans les années qui viennent par des entrepreneurs partant à la retraite, le Réseau Transmettre et Reprendre une entreprise en Seine-et-Marne met en lumière des reprises d’entreprises réussies en Seine-et-Marne.

Organisé par la CCI Seine-et-Marne, le concours « Reprendre & Réussir » a récompensé 3 dirigeants pour la réussite de leurs reprises d’entreprise.

IRM  Prix TPE : Claude Fraissinet / IRM Usinage (Meaux)

  • Activité : Mécanique de précision. Étude, conception et réalisation de moules pour le thermoformage et les mousses.
  • L’avis du jury : Combat sur de nombreux fronts simultanés, déménagement, construction, redressement des comptes, perspectives au niveau de l’emploi, constitution d’une 
 
 
 
 

Prix PME : Hugo Mazoyer / Création JMC (Marne-la-Vallée)

  • Activité : Fabrication d’articles pour grandes marques.
  • L’avis du jury : Évolution d’un homme compagnon monté en compétences et ayant fortement contribué au sauvetage de l’entreprise, transformation d’un outil artisanal en outil industriel en préservant les salariés, implantation réussie en Seine-et-Marne.
 
 

 

Coup de Coeur du jury : Simon Lesimple / Le Jardin des Bruyères (Poligny)

  • Activité : Restauration, traiteur, soirées à thèmes et location de matériel.
  • L’avis du jury : Investissement humain et challenge pour dynamiser une restauration dans un environnement rural, gros effort de communication, utilisation de produits locaux, esprit d’entreprendre à 34 ans et diversification des activités.
 
 
 
 
 
 Le « Concours Reprendre & Réussir en Seine-et-Marne » était parrainé par la CCI Seine-et-Marne, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Seine-et-Marne, Seine et Marne Développement, la Fédération du BTP 77, ORANGE, METIN SA, CIC Est et la Société Générale, CGPME 77, CRA, AG2R La Mondiale.
Témoignage de IRM

> Industrie : une reprise d’entreprise réussie

Claude Fressinet a été récompensé par le Réseau Transmettre & Reprendre une entreprise en Seine-et-Marne pour sa reprise réussie d’une TPI meldoise : IRM. L’entrepreneur a convaincu pour avoir combattu sur de nombreux fronts simultanés : déménagement, construction, redressement des comptes, perspectives au niveau de l’emploi, certification, gestion humaine…

Il témoigne.

« L’entreprise IRM - Industrielle de réalisation mécanique a été créée à Meaux en 1978. Je l’ai reprise il y a 4 ans. J’emploie une dizaine de salariés. Nous sommes spécialisés dans l’étude et la fabrication de moules pour le thermoformage et les operculeuses.

Depuis la reprise de l’entreprise, j’ai voulu mettre en avant les salariés, notamment en déménageant et en construisant un nouvel atelier, l’année dernière. Aujourd’hui, les meilleures conditions de travail sont réunies pour le bien-être des salariés.

C’est bien, mais cela ne suffit pas ; il y a aussi la productivité et le chiffre d’affaires. C’est pour cela que depuis deux ans, nous nous sommes développés dans la sous-traitance aéronautique en achetant une machine-outil dédiée à ce secteur porteur. J’envisage aujourd’hui d’élargir notre accès à ce marché en accédant à la certification ISO EN 9001.

 

Le soutien de réseaux d’entrepreneurs

J’ai reprise l’entreprise avec le concours des banques, bien-sûr, mais aussi grâce au soutien de deux réseaux d’entrepreneurs qui m’ont apporté un soutien important. Le Réseau Entreprendre m’a notamment permis d’obtenir un prêt d’honneur auprès d’initiative Nord Seine-et-Marne. Il m’a également apporté un accompagnement intéressant, car il faut reconnaitre qu’aujourd’hui, le chef d’entreprise est un peu isolé, surtout dans des petites structures.

Autre réseau, le CJD - Centre des jeunes dirigeants d’entreprises - permet aux dirigeants de sortir de leur quotidien et d’échanger avec d’autres chefs d’entreprises sur des problématiques propres à chacun.

La passation avec le cédant s’est très bien déroulée. On a fait un recouvrement de trois mois environ. Je l’appelle encore aujourd’hui, quatre ans après, parce qu’il aime bien être informé de l’évolution de l’entreprise qu’il a créé il y a presque 40 ans… Il est même venu à l’inauguration du nouveau bâtiment, il y a quelques mois. La reprise s’est faite sans accroc, notamment grâce aux bons contacts que m’a apportés la CCI Seine-et-Marne, par qui j’ai également connu le cédant.

 

Thermoformage, mousse, tournage-fraisage et aéronautique

IRM est spécialisée depuis 40 ans dans l’étude et la réalisation d’outillage pour le thermoformage et dans la fabrication de mousses. Le thermoformage sert à la fabrication des emballages agro-alimentaires, pharmaceutiques, cosmétiques… Notre activité mousse consiste en la réalisation de moules en aluminium pour nos clients afin qu’ils puissent produire des mousses qui sont utilisées en fabrication automobile.

Nous avons aussi un secteur de pièces usinées. Le client nous amène des plans, et nous les réalisons en tournage et en fraisage. Enfin, nous avons lancé récemment une dernière activité concernant le secteur de la sous-traitance aéronautique. Nous avons débuté il y a deux ans, et nous exposons cette année avec la Communauté d’agglomération du Pays de Meaux au Salon du Bourget.

 

Des conditions de travail optimales pour les salariés

J’ai vraiment voulu faire un effort pour améliorer les conditions de travail de mes salariés. J’ai voulu un bâtiment réalisé pour eux. Oui, l’entrepreneur fait avancer l’entreprise, mais c’est aussi le cas des salariés ! Nous avons travaillé avec la CRAM pour réaliser le nouveau bâtiment. Il y a 16 éclairages pour 700 m² qui assurent un minimum de 500 lux sur les postes de travail (1000 lux en fait).

Tout le bardage intérieur est perforé pour absorber les bruits des centres d’usinage. On croirait que cela ne tourne pas… mais ça tourne ! Il existe également un réseau d’aspiration des brouillards d’huile pour rendre le bâtiment plus sain et pour que les salariés ne respirent pas tous ces brouillards. Et enfin, nous avons aménagé un super terrain de boules derrière le bâtiment pour se faire plaisir !

 
Témoignage Le jardin des Bruyères

> Un restaurant-traiteur s’impose au sud de Nemours

Simon Lesimple a repris le Jardin des Bruyères, restaurant situé à Poligny, au sud de Nemours, en 2012. À l’aide de sa compagne, ils ont diversifié les activités de l’établissement et donné un coup de fouet à sa communication. Lauréat du Prix Coup de cœur du jury au dernier concours Reprendre & Réussir organisé par la CCI Seine-et-Marne, le dirigeant revient sur son parcours et sur la reprise de son restaurant. 

« Je suis dans la restauration depuis que j’ai intégré l’école hôtelière de l’UTEC à Émerainville, il y a 15 ans. J’ai commencé mon apprentissage dans un hôtel indépendant à Chanteloup-en-Brie dans lequel j’ai été successivement réceptionniste, chef de rang puis apprenti gérant. J’ai ensuite intégré un grand parc d’attraction de Marne-la-Vallée où j’ai pu évoluer et dans lequel je me suis épanoui.

Mon BTS en poche, je suis devenu responsable de site à Rungis, pour une société qui vendait des produits de luxe comme la truffe, le caviar, le saumon… Cela m’a permis de rencontrer les plus grands chefs de France, des chefs étoilés. Je voulais me lancer mais à 20 ans, ce n’est pas facile de trouver des partenaires prêts à nous faire confiance…

Trois ans plus tard, je suis retourné dans le parc d’attraction où je suis resté 10 ans pour finir chef de projet investissements pour toute la restauration dans le parc et les hôtels du groupe.

 

Une reprise à fort potentiel

En 2012, après m’être finalement décidé à lancer mon propre restaurant, je me suis rapproché de la CCI pour savoir comment faire et qui pouvait m’accompagner. Les conseillers m’ont alors informé des contacts à connaître et des étapes indispensables à la création d’entreprise.

J’ai visité une douzaine de fonds de commerce, tous différents, et je suis arrivé à Poligny. L’établissement a été créé en 2008 par la mairie qui a remis à neuf le bâtiment et l’a transformé en restaurant. J’ai fait mon business plan, et j’ai très bien été suivi et conseillé par mon partenaire financier.

C’était un challenge de développer l’activité ici, de fidéliser les clients existants. Les anciens gérants avaient un peu mis de côté la communication et le marketing, en attendant leur départ à la retraite. Nous avons donc ouvert en juillet 2012 ce petit fonds de commerce existant mais qui demandait à évoluer et que j’avais trouvé plein de potentiel.

 

Restauration, traiteur, soirées à thèmes, location…

J’étais déjà traiteur auto-entrepreneur et j’ai donc jumelé l’activité réception avec l’activité restauration. Cela me permet d’avoir un pied à terre ici au Jardin des Bruyères dans lequel je reçois mes clients pour leur présenter des menus dégustation ou des menus tests pour leur mariage et leurs autres événements.

Un de nos atouts réside dans les soirées à thème que nous organisons. Le Jardin des Bruyères est situé à la périphérie sud de Nemours, à 80 km de Paris, en pleine campagne. Nos clients font l’effort de venir à Poligny, nous devons donc leur proposer quelque chose de différent. Alors nous transformons entièrement le restaurant pour des soirées orientales, espagnoles, etc. Il y a toujours une surprise pour les clients, une danseuse ou une animation particulière. Nous organisons également des soirées spéciales pour la Saint-Sylvestre, Halloween, la Saint-Patrick, etc.

Nous proposons 42 places assises, plus une trentaine de places en terrasse. Nous sommes ouverts tous les jours le midi, et les vendredis et samedis soirs. Et pour faire face à la crise et faire venir les clients régulièrement, nous avons lancé les soirées moules-frites. Cela se passe chaque vendredi soir, avec des moules et des frites maison à volonté, et le restaurant affiche toujours complet !

Des soirées éphémères dans des lieux insolites

J’ai un apprenti en cuisine, ma femme a une apprentie en salle et elle se lance en parallèle dans la location de matériel pour événement. Nous stockons de la vaisselle, des nappes, des vases, des tables, etc., et nous les proposons pour les repas, banquets et réceptions. Cela nous permet de diversifier notre activité et nous pouvons proposer de remplir les assiettes que nous louons avec notre activité traiteur. Celle-ci représente 50 % de notre chiffre d’affaires actuellement.

J’ai par ailleurs intégré des business clubs de la région. Cela m’a permis de rencontrer des personnes qui m’ont amené des clients. C’est dans ce cadre que nous allons organiser des soirées « éphémères » dans des lieux insolites. Nous commencerons dans un garage auto que l’on va transformer en restaurant avec animation, cave, etc. Cela existe déjà sur Paris mais pas encore sur notre territoire.

Pour la suite, nous avons encore plein d’idées… Nous avons l’envie et nous sommes là encore pour quelques années ! »

 
Les autres finalistes

BANCTEC (Noisiel)

En reprenant la partie « Moyens de paiement » des activités de son ancien client-partenaire Safig, Banctec BO a également repris des locaux en province et une partie des effectifs. Cela a permis de sauver 76 emplois. La principale action engagée a été la migration du système dʼinformation, entrainant une réduction du coût de sous-traitance et de services extérieurs. Parallèlement avait été signé un engagement de 3 ans avec les deux principaux clients SAFIG (70 du CA), afin de garantir la reprise et permettre le développement de lʼactivité. Lʼévolution de lʼactivité depuis août 2013 est conforme au plan de marche, avec 1 million dʼeuros de revenus supplémentaires pour Banctec.

 

EOZ (Ozoir-la-Ferrière)

Loïc et Audrey étaient président et directrice financière dʼEOZ, une entreprise industrielle qui développe, fabrique et vend des claviers et interrupteurs dʼinterfaces hommes/machines. « Nous avons repris début 2011 une partie du fonds de commerce, et avons depuis développé de nouveaux produits personnalisés, dont certains brevetés. Lʼaction principale que nous avons engagée pour réussir cette reprise a été la mise en place dʼun mode de management organique. En tant quʼanciens salariés et nouveaux actionnaires uniques, nous voulions supprimer les lourdeurs hiérarchiques et administratives imposées précédemment et ainsi rompre avec un mode de management pyramidal et cloisonné, néfaste à lʼentreprise. Cela est notamment passé par un inventaire des compétences, lʼauto-organisation, une certification ISO 9001 renouvelée en 2014, la mise en place dʼindicateurs de performance. Des efforts de marketing et dʼachat de matériel ont également été réalisés.»

 

TOPLUDO (Chartrettes)

Ancien responsable commercial de cette entreprise de vente en ligne de jeux et jouets de jardin et, depuis peu, de mobilier et dʼabris de jardin, Davy a repris TopLudo fin 2012. Sa première action a été la refonte graphique et la mise en place dʼune nouvelle plateforme e-commerce sur 2 des 3 sites de lʼentreprise, pour les rendre plus fluides et plus attirants. Il a parallèlement lancé de nouveaux produits pour diversifier lʼactivité et lisser le CA tout au long de lʼannée. Enfin, lʼaugmentation des stocks a réduit les délais de livraison.

 

ALLIANCE INFORMATIQUE (Torcy)

Séverine est une ancienne salariée de cette entreprise de revente des logiciels EPB et Sage PE (gestion), de formation et dʼassistance informatique. Accompagnée par un conseiller de la CCI Seine-et-Marne, elle a pu mener cette reprise à terme, notamment grâce à un prêt dʼhonneur obtenu auprès de INSM. Elle a déjà créé un emploi depuis la reprise, fin 2011. Une nouvelle clientèle a été atteinte et des produits supplémentaires, commercialisés. Le développement de la présence dans les réseaux de chefs dʼentreprises a également permis de faire des affaires.

 

JK VÊTEMENTS (Savigny-le-Temple)

Cʼest en visitant le Salon de la Franchise que Jamel a pris connaissance de cette affaire de commerce de vêtements pour tous et dʼarticles pour la maison à reprendre. Aidé par la CCI Seine-et-Marne, il a obtenu un prêt dʼhonneur qui lui a permis de maintenir le niveau dʼactivité tout en modernisant son point de vente . Des actions marketing (carte de fidélité, envois de SMS), de merchandising, un changement dʼéquipe et des renégociations de contrats lui permettent dʼenvisager dʼouvrir prochainement un second point de vente.

 

M-TRONIC (Montévrain)

La société M-Tronic développe et fabrique des systèmes de mesure pour lʼélaboration des aliments pour chats et chiens. Jean-Pierre et Olivier ont été informés de cette possibilité de croissance externe que constituerait un rapprochement avec Metal Process. La fusion de ces  deux sociétés faisant le même métier, mais sur des marché de niches différents, a entrainé une réduction des aléas liés au petit nombre de clients de chaque entité, la rationalisation des méthodes de travail et a amélioré leur rentabilité. Les plus gros efforts à réaliser concernaient la transformation de lʼactivité artisanale en activité industrielle et la fusion des systèmes informatiques (techniques et administration).

 

MEDIC GLASS AUTO (Avon)

Anciens employés de lʼenseigne France Pare Brise, la reprise sʼest presque imposée dʼelle même à Jean-Michel et Damien. La notion de service au client reste leur priorité ainsi que la conquête de nouveaux marchés, qui passe par une veille active auprès des compagnies dʼassurance. Tactique qui commence à porter ses fruits aujourdʼhui. Un quart du CA reste consacré à la communication afin de se faire connaître de tous.

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