Maxime MORELLI
Étudier et vous orienter

Interview : l'apprentissage, école professionnelle et leçon de vie

L’apprentissage permet à l'apprenti(e) d’apprendre un métier auprès d’un professionnel en exercice. C’est aussi une aventure humaine : témoignages de Maxime Morelli, apprenti à l'UTEC, et de Laëtitia et Wolfgang Ziegler, maîtres d’apprentissage.
 

Maxime Morelli Apprenti serveur-barman UTEC Hôtellerie-Restauration de Marne-la-Vallée

 

MAG ÉCO : Pourquoi et comment avez-vous choisi le Centre de Formation d'Apprentis UTEC, de la CCI Seine-et-Marne ?

MAXIME MORELLI : J’ai fait un stage découverte professionnelle en 3e à la pizzeria "Da Vanessa", à Ozoirla-Ferrière, qui m’a proposé de revenir l’année suivante comme apprenti. J’ai eu un Baccalauréat Professionnel "Service et Commercialisation en Restauration" et je termine une Mention Complémentaire "Employé Barman" au "Sports Bar" à Disney Village. Je connaissais le CFA UTEC Hôtellerie-Restauration de Marne-la-Vallée où j’ai fait mes études : c’est à côté de chez moi !

 

M. É. : Quel bilan faites-vous de vos années d’apprentissage en termes d’apports sur le marché du travail et de perspectives professionnelles ?

M.M. : J'ai passé des concours et obtenu des récompenses qui m'ont fait rencontrer de nombreux professionnels : Médaille d'Argent départementale, Concours MAF (Meilleur Apprenti de France) et Médaille d'Or régionale, MAF Bar. J’ai grandi avec l’apprentissage: mon maître d’apprentissage de "Da Vanessa" est comme une deuxième famille ! En juillet, je commence comme serveur-barman, en CDI dans cette pizzeria.

 

M. É. : Que diriez-vous à un chef d’entreprise pour le convaincre de recruter des apprentis ?

M.M. : L’apprentissage fait grandir les deux parties, tout le monde apprend : l’apprenti et le maître d’apprentissage. C’est une excellente voie professionnelle et une aventure humaine incroyable! •

 

 

 

Wolfgang et Laëtitia Ziegler Maîtres d’apprentissage Auberge d’Auvers Galant, Noisy-sur-École

 

MAG ÉCO : Pourquoi faites-vous appel à des apprentis ?

WOLFGANG & LAËTITIA ZIEGLER : Par souci de transmission et de partage. Nous voyons très loin… et pensons à un éventuel repreneur ! Dans notre métier, on apprend mieux "sur le tas", confronté aux exigences des clients et du service. Nous avons tous deux suivi l’UTEC d’Avon et apprécié notre apprentissage. Il y avait des apprentis dans toutes les entreprises où nous avons travaillé avant de réaliser notre rêve, en reprenant "l'Auberge d'Auvers".

 

M. É. : Quel bilan global faites-vous de ces expériences ?

W.&L.Z. : Certains jeunes décrochent car nos métiers demandent beaucoup de sacrifices sur le plan personnel et familial. Il faut être passionné, très motivé. Nous ne sommes pas laxistes : c’est dur pour les apprentis mais on les voit évoluer avec plaisir. Nous leur conseillons de faire plusieurs entreprises pour découvrir différentes méthodes de travail. Le but : former des jeunes qui continueront notre métier et évolueront.

 

M. É. : Quelles sont les qualités d'un(e) bon(ne) apprenti(e) ?

W.&L.Z. : Il faut avoir envie d’apprendre, pas seulement faire acte de présence, être motivé et courageux car l’amplitude horaire est grande ! Il faut aussi de la rigueur. La réciprocité dans la relation professionnelle, laquelle est humaine avant tout, est primordiale. •