Un hôtelier-restaurateur heureux aux côtés de ses jeunes repreneurs
Étudier et vous orienter

De l’apprentissage à l’entrepreneuriat

L’hôtel-restaurant L’Hostellerie Le Châtel***, situé à Nangis au cœur d’un parc paysager de 2 ha, vit une belle histoire de famille professionnelle avec une transmission-reprise entre un maître d’apprentissage et son apprentie. Lionel Farjon et Jennifer Richefort nous racontent leurs parcours croisés.
 
ZOOM SUR

Le site web de l'UTEC

Lionel Farjon, ancien gérant de L'Hostellerie Le Châtel

Vous avez vendu votre restaurant à votre ancienne apprentie de l’UTEC : pourquoi ce choix ?

Lionel Farjon : Jennifer a fait toute sa formation  (CAP Restaurant et BEP Service en salle) dans mon établissement en tant qu’apprentie. Elle est ensuite devenue mon employée puis mon bras droit. Quand l’âge de la retraite a sonné pour moi, j’ai cherché à vendre mon hôtel-restaurant. Jennifer et son mari Aurélien (au demeurant, notre cuisinier) se sont tout de suite positionnés et ont fait une offre de rachat. Jennifer connaissant parfaitement l’affaire, cela me paraissait évident que ce soit elle qui reprenne mon restaurant, d’autant plus que, de par son parcours, son offre était la plus légitime. Je leur ai donc vendu à tous 2 le fonds de commerce du restaurant et de l'hôtel, et j’ai conservé les murs. Le commerce se porte toujours à merveille. Nous avons maintenant 2 ans de recul et la clientèle est toujours aussi nombreuse, ce qui prouve que les nouveaux jeunes propriétaires gèrent très bien l’affaire !

Avez-vous gardé un contact régulier avec les nouveaux propriétaires de votre hôtel-restaurant ?

L. F. : Oui, la vente a eu lieu le 31 décembre 2017 et nous sommes toujours en contact. Récemment, Jennifer et son mari ont eu besoin d’un coup de main et je n’ai pas hésité une minute à les aider. C’est un peu une histoire de famille : je connais Jennifer depuis ses 14 ans, lorsqu’elle a débuté et fait son stage de 3ème  ici, à L’Hostellerie du Châtel. Elle a toujours été passionnée par ce métier et a continué ses études en apprentissage à l’UTEC et au sein de mon restaurant. Cela fait maintenant 18 ans que nous nous connaissons et nous comptons bien faire perdurer cela !

Pour les besoins de votre activité, vous avez régulièrement fait appel à des apprentis de l’UTEC. Pourquoi avez-vous fait ce choix de l’apprentissage, et de l’UTEC en particulier ?

L. F. : J’ai fait appel à des apprentis durant 30 ans. J’ai toujours employé 2 ou 3 apprentis de l’UTEC, l’école de la CCI Seine-et-Marne, car il me parait important de former les jeunes à leur futur emploi. Très souvent, j’embauchais ces jeunes après leur formation. C’est d’ailleurs le cas de d’Aurélien, le mari de Jennifer, qui a commencé en salle puis est passé en cuisine. J’ai toujours eu de bons échanges avec l’UTEC où j’interviens d’ailleurs actuellement en tant que professionnel et président du jury durant les examens.  

Jennifer Richefort, ancienne apprentie UTEC Avon-Fontainebleau, nouvelle gérante de L'Hostellerie Le Châtel

Vous avez été apprentie à l’UTEC : pourquoi avoir choisi cette école de la CCI Seine-et-Marne ?

Jennifer Richefort : Je n’ai pas hésité une seconde à intégrer le CFA UTEC, à Avon, en 2001-2002. C’était à proximité et l’enseignement reconnu, avec un pourcentage de réussite plus que correct. Mes professeurs m’ont beaucoup appris. Ils se sont vraiment investis et sont pour beaucoup dans ma réussite. C’est ce qui m'a donné envie de devenir jury aux examens, à l’UTEC Avon : la boucle est ainsi bouclée, l’apprentie est devenue professionnelle !

La reprise du restaurant de votre ancien maître d’apprentissage a dû être un grand pas à franchir ; comment cette décision est-elle intervenue ?

J.R. : J’ai toujours voulu reprendre le restaurant de M. Farjon, où j’ai commencé l’apprentissage de mon métier. C’est vrai que cela a été une décision difficile à prendre, mais je suis habituée à gérer la restauration de l’établissement, donc j’ai décidé de sauter le pas. Au quotidien, le travail reste le même. Le fait d’être propriétaires nous rajoute un peu plus de pression car nous avons maintenant un crédit à rembourser et l'obligation de satisfaire nos clients.

Comment M. Farjon vous a-t-il accompagnée dans votre nouvelle fonction de chef d’entreprise ?

J.R. : Il savait qu’il allait prendre sa retraite et céder son établissement, donc il nous a laissés gérer l’affaire petit à petit. Lui et sa femme sont toujours présents : ils nous donnent des conseils, nous apportent leur aide en cas de besoin et s’occupent même de nos enfants quand nous sommes dans le « rush ». Ils font partis de la famille.

De quelle manière pensez-vous développer l’hôtel-restaurant ? Quels sont vos projets ?

J.R. : Le bouche-à-oreille fonctionne très bien pour le restaurant. Nous réfléchissons donc à embaucher à mi-temps et j’envisage même de créer une activité de traiteur. Concernant l’hôtel, j’aimerais développer son référencement sur des sites de réservations en ligne pour améliorer son taux de remplissage.

En complément