La Seine-et-Marne connaît entre 1999 et 2008 la plus forte variation moyenne annuelle de population d’Ile-de-France (+ 0,99%), devant la Seine-Saint-Denis (+ 0,96%) et les Hauts-de-Seine (0,91%). Sa variation moyenne annuelle est supérieure à la moyenne régionale (+ 0,70%). Sur le plan national, la Seine-et-Marne se classe en vingt-troisième position.
L’évolution démographique d’un territoire est fondée à la fois sur son solde naturel (différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès), et sur son solde migratoire (différence entre le nombre de personnes entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties). Le solde migratoire est donc un bon indicateur d’attractivité d’un territoire.
Or, la croissance démographique des autres départements franciliens repose uniquement sur leur solde naturel. Ils ont effectivement tous connu entre 1999 et 2008 plus de départs de population que de nouvelles arrivées. Seule la Seine-et Marne a un solde migratoire positif.
Rapporté à sa population totale, et sans compter l'excédent des naissances sur les décès, ceci fait de la Seine-et-Marne le département d'Ile-de-France le plus attractif d’un point de vue démographique, entre 1999 et 2008.
Toutefois, cette dynamique doit être relativisée au regard de l’évolution nationale du solde migratoire. Entre 1999 et 2008, selon l’INSEE, la Seine-et-Marne enregistre le soixantième taux de variation annuel moyen, en deçà de la moyenne nationale (+ 0,27%). Les autres départements d’Ile-de-France apparaissent quant à eux parmi les vingt derniers de France métropolitaine.
A l’inverse, concernant le solde naturel, la Seine-et-Marne enregistre le septième taux de variation annuel moyen le plus fort en France métropolitaine, l’ensemble des départements d’Ile-de-France se classant parmi les huit premiers [1] .
Le ressort démographique en Ile-de-France repose donc avant tout sur un solde naturel élevé.
[1] La Seine-Saint-Denis a le taux de variation annuel moyen dû au solde naturel le plus élevé de France métropolitaine. Suivent les Hauts-de-Seine, le Val d’Oise, le Val-de-Marne, l’Essonne, les Yvelines, la Seine-et-Marne et Paris.
